lundi 28 juillet 2008
Savez-vous planter les choux à la mode à la mode savez-vous planter les choux à la mode de chez nous?
Il y a 2 semaines, j'ai eu la chance de passer une délicieuse après midi avec l'adorable Jenemeplainspasjeconstate venue tout specialement de sa province pour me voir. La sublime SweetSunshine est allée la chercher à la gare car je ne pouvais pas y aller moi même. J'avais prévu de me faire dorloter dans mon institut de beauté preféré et n'ayant pas réussi à décaler mon rendez vous malgré mes dizaines de coups de fil j'ai manqué le petit déjeuner avec elles deux.
Je tiens d'ailleurs à m'offusquer de l'accueil qui m'a été fait. J'ai prévenu une semaine à l'avance que je souhaitais décaler ce rendez-vous pour cause de réunion très importante avec ma meilleure amie, mais la fausse blonde qui tenait l'accueil n'a pas voulu entendre les raisons de mon annulation. Je ne comprendrai jamais pourquoi cet institut continue d'engager des jeunes femmes aussi vulgaires alors qu'ils ciblent une clientèle très raffinée dont je fais partie. Les fausses blondes sont d'une vulgarité, je ne comprendrai jamais ce qu'on leur trouve. Heureusement mon marquis n'est pas de cet avis et prefère mes cheveux aux reflets cuivrés et dorés qui se marient tellement bien avec mes yeux lagon.
J'ai malgré tout reussi à me détendre alors que je culpabilisais
d'abandonner mon amie qui avait fait un si long périple pour venir me
voir.
Je les ai rejointes à notre restaurant fétiche quelque peu
frigorifiée. Ma mère m'a toujours enseigné de m'habiller en fonction du
temps et je continue à 25 ans passés à regarder scrupuleusement la
météo tous les jours pour prévoir mes tenues. Il est hors de question
que je fasse confiance au premier rayon de soleil. Je me couvre et me
protège avant d'être jolie. La météo annonçait le premier jour d'été
avec des rayons de soleil et une légère brise pour nous rafraîchir,
c'est pourquoi j'avais enfilé mon plus beau short ainsi qu'une blouse
légère et printanière (dégotée dans une friperie dont je parlerai dans
un autre article, mais elle mérite vraiment le détour).
Assises à notre table nous attendions C.Leen qui était en retard. C'était la première fois que je la rencontrais et j'ai trouvé cela très deplacé et malpoli qu'elle ne se présente pas à l'heure dite, surtout avec la présence de Jenemeplainspasjeconstate qui avait 3h de train derrière elle.
Nous attendions donc C.Leen et je tremblotais de froid. Point de marquis pour me réchauffer, j'imaginais déjà les microbes attaquer mes petits poumons sans défense quand Jenemeplainpasjeconstate m'offrit son pull pour éviter que je ne tombe malade. Ce devouement pour ma santé m'a tellement émue que j'en pleurai devant mon cocktail. La gentillesse, le dévouement, l'abnégation de cette jeune femme m'émouvra toujours. Ces valeurs se perdent et elle continue de les incarner telle une Audrey Hepburn des temps modernes. Nous eûmes d'ailleurs une conversation sur l'éducation des enfants qui devenait de plus en plus laxiste et nous nous accordâmes sur le fait que ces valeurs devaient être inculquées dès le plus jeune âge. Je mettrai un point d'honneur à ce que mes enfants soient polis et bienveillants (et mon marquis me suit dans cette direction).
C.Leen est arrivée avec 1/2h de retard. Je bouillais intérieurement mais ne voulais rien laisser paraître. Je lui offris mon plus beau sourire de glace, tant de malpolitesse c'était trop pour moi.
A ce propos une anecdote à propos du serveur très malpoli également qui s'est mis à nous tutoyer comme si nous nous connaissions depuis l'enfance, allant même jusqu'à s'assoir à notre table. Choquée je lui rétorquai que sa place était, il me semble, debout à prendre le détail de nos menus. Et je me suis juré de ne lui donner aucun pourboire.
Après le repas où nous avons très bien mangé nous sommes allées vers le stock Maje. Marque que j'affectionne partiulièrement, c'est là que j'ai claqué ma première paye. La sensation de pouvoir me payer une robe à 200€ m'a fait comprendre que j'étais une femme qui s'assumait financièrement. Mon marquis a même decidé de me l'offrir tellement j'étais magnifique dedans. C'est à ce jour, sa plus belle preuve d'amour.
Je m'attendais donc au paradis et quelle ne fut pas ma surprise quand j'arrivai dans une boutique sans âme comme celles qui vendent des tee-shirts à 5€. Je manque de tourner de l'oeil, il est vrai il y a du Maje, mais les étiquettes étaient coupées. Tout était empilé sur des cintres sans vie. Et il était impossible d'essayer les vêtements faute de cabines. Malgré tout je repérai une robe plutôt mignonne dans le style Audrey Hepburn avec un joli décolleté pour mettre en valeur mes superbes seins, un noeud enfantin à la ceinture et des plis sur le devant de la robe. Je demandai s'il était possible de l'échanger si elle me seyait pas mais la vendeuse me rétorqua qu'à ce prix, l'après-vente n'était pas inclu, avant d'éclater d'un rire très sonore et vulgaire.
Je suis partie très enervée de ce "magasin" si tant est qu'on puisse appeler ça un magasin. Tous les effets bénéfiques de mon massage du matin s'étaient volatilisés. Pour un peu je lui aurais fait rembourser mais je n'aime pas me plaindre.
Nous avons tout de même passé une excellente soirée et j'ai failli pleurer quand Jenemeplainspasjeconstate est partie à son pique-nique de bloggueurs, auquel je ne pouvais participer car je devais faire un câlin à mon chat.
Prochainement je vous ferai un article sur les articles que je prévois d'écrire.
Et n'oubliez pas: la politesse avant tout!
- Caroline -
dimanche 6 juillet 2008
Dédé! Dééééééééédé!
Non mais moi je me prends un peu pour Carrie Bradshaw parfois.
J'arrive dans un magasin, en mode KIKOU KIKOU, et je me dis "Aujourd'hui, j'achèterai un truc complètement improbable, toutes mes copines me regarderont d'un air d'autoroute, mon frère m'insultera le matin quand on se croisera dans la salle de bains et je serai bien contente, je me sentirai canon et je ricanerai et je serai SO ORIGINAL.".
Et donc je porte des trucs comme ça, là, et j'assume.
Et aujourd'hui, j'ai décidé de céder aux sirènes du port d'Alexandrie de la mode et de m'acheter une combinaison. Je me disais que bien porté ce serait sûrement joli, que j'avais des escarpins de pouf et une ceinture de pouf qui seraient ravis de s'accorder avec cette chose, j'étais guillerette, YOUHOU.
Je me voyais déjà dans la peau de Pénélope Jolicoeur.
Alors je suis allée chez Naf-Naf et j'ai essayé ça.
En rose, bien sûr, restons dans le cliché jusqu'au bout.
Je me suis regardée dans le miroir. Et j'ai été traversée par un flot d'émotions contradictoires, oui, tout ça, vous vous rendez pas compte de l'investissement émotionnel que représente l'essayage d'un truc pareil, insensibles que vous êtes. Je me suis re-regardée. J'ai trouvé que j'avais la dégaine de Dédé le déménageur, j'avais limite envie d'aller boire une pinte de bière dans le troquet du coin et de siffler les jeunes filles. Mais je me suis aussi trouvée étrangement sexy... Alors je me suis re-re-regardée. Et j'ai compris.
En fait, j'ai l'air d'un mix entre Dédé le déménageur et Pamela la prostipute. Ou comment avoir l'air d'une catin dans un truc qui me fait un cul de la taille d'un orque sauvage grâce à un 95D et un air faussement innocent.
Le clou, c'est que je m'aime bien en Dédé-Pam... Je fais peur nous sommes d'accord, mais j'ai envie de vous dire que je n'ai cure de votre avis, j'impose mon style, they talk shit about me, tout ça tout ça, tu peux pas me clashey.
Et vous, vous avez une concession débile à la mode de cet été à avouer? Soulagez votre conscience, âmes troublées!!!
* Mathilde *











